VF : Mr Kaulitz, comment vous sentez vous après cette opération de vos cordes vocales ?
BK : Ben en fait, je me sens comme quelqu'un a qui on a mis des tuyaux en métal dans la gorge, sous anesthésie, et on s'est occupé de ses cordes vocales avec minutie. Tout le monde connaît cette sensation. Mec, je suis bien content d'en avoir fini avec ça ! Mais j'ai encore peur pour mes cordes vocales, et j'ai mauvaise conscience pour les concerts annulés.
VF : Pendant combien de temps serez-vous « sans voix » ?
BK : Après l'opération je ne dois pas parler pendant 12 jours. Après je dois faire un mois de rééducation. Et là je serai enfin sur pieds !
VF : Comment ont régit les profs en face des jumeaux Kaulitz ?
BK : Durant toute notre scolarité Tom et moi étions toujours ensemble. Nous étions complètement inséparables. C'était un bon coup qui m'a beaucoup caractérisé. Jusque là, nous avons vraiment tout fait ensemble. Nous sommes jumeaux unis à la vie et nous sommes très proches. Nous nous sommes naturellement défendus contre la séparation, mais les professeurs pensaient qu'ils n'arrivaient pas à nous « battre » parce que nous avions trop de cartes en main. Je n'étais pas quelqu'un de discret et silencieux. J'étais toujours collé. Ma mère était convoquée tous les 2 jours à l'école.
VF: Grâce aux paparazzis et des soi-disant journalistes, vous êtes maintenant épié 24h/24 et 7j/7. S'agit-il d'achèvement ou d'impertinence ?
BK : Quand j'étais un petit garçon, j'ai toujours imaginé que tout ce que je faisais était enregistré par des caméras et que ça se passait partout comme ça. J'avais besoin de beaucoup d'attention. Maintenant, je l'ai atteint. Comment pourrais-je être ennuyé par ça ?
VF: Est-ce que quelqu'un pourrait être un jour aussi important que Tom pour vous ?
BK : Non Il est en tête de tout. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans Tom. On ne peut pas décrire combien nous sommes proches tous les deux. C'est quelque chose d'extra. Nous avons souvent les mêmes idées et les mêmes rêves. Nous n'avons pas besoin de parler à l'autre.
VF: Environ 200 adolescentes comme défoncées à la drogue au cours de vos concerts, ont des affiches avec des slogans tels que « Baise-moi à travers la mousson ». Comment vous sentez-vous en sachant que des millions de filles projettent leurs fantasmes sexuels sur vous ?
BK : Je n'y crois pas vraiment, pour être honnête. Parfois nous nous regardons et on se met à rire car on ne peut pas imaginer que l'un d'entre nous a des posters de lui sur son mur. Mais j'ai toujours pensé qu'il serait cool d'accrocher quelqu'un au mur. Dans le passé, j'étais souvent assis dans ma chambre, en pensant à ce que mon idole Nena faisait, où elle était et ce qu'elle pensait. Je ne peux pas tout à fait être convaincu que d'autres personnes sont maintenant dans leurs chambres et pensent à moi. Pour moi, je suis tellement normal, nous sommes tous si normaux. Nous sommes indifférents à nous-mêmes.
VF: Ceux qui nous envient se sentent rarement enviable. Quoi de plus ennuyeux que d'être Bill ?
BK : Le principal problème des gens comme moi, c'est la confiance. C'est difficile pour moi de croire quelqu'un et me laisse aller. Au cours des dernières années, je ne me suis pas fait de nouveaux amis et je ne suis pas tombé amoureux. Quand je rencontre quelqu'un, je suis vraiment prudent et sceptique et je me demande : Qu'est-ce qui se cache derrière tout ça ? Malheureusement on rencontre souvent des gens qui se révèlent étranges ou qui vont dire quelque chose à la presse. Si je n'étais pas célèbre, je serais probablement tombé amoureux de quelqu'un que je connais depuis longtemps.

